Tir – quand l’entrainement devient une contrainte

Afin de d’être autorisé à porter les armes un Gendarme doit réunir plusieurs conditions cumulatives:

1. être apte médicalement
2. avoir suivi la formation spécifique au matériel
3. avoir reçu à échéance régulière les rappels réglementaires
4. avoir tiré avec l’arme considérée dans un délai lui aussi fixé par le règlement.

Aujourd’hui de plus en plus d’unités, en Gendarmerie départementale notamment, connaissent des difficultés à organiser des séances de tir en raison de contraintes liées à la disponibilité des structures ou des munitions.

Dans les grandes agglomérations la tâche est facile car certains état majors, à l’image de celui de CAEN (14), sont équipés de stands. Pour les unités plus éloignées deux solutions sont envisagées. La première est de se résoudre à faire d’interminables liaisons (parfois plus de 100km), la seconde est de conclure un accord avec un stand civil.

Malheureusement, évolution de la réglementation ou désaccords locaux, le recours aux stands civils se fait de plus en plus rare. De fait, il est devenu compliqué et chronophage d’organiser le suivi et la formation individuelle des militaires.

Dans certains cas extrêmes, les aptitudes sont suspendues faute d’avoir pu effectuer à minima un tir annuel. C’est justement la situation qui se présente actuellement pour certaines unités d’Occitanie concernant le HK-UMP.

Ce constat nous invite à considérer la place de l’entraînement au maniement des armes et l’importance vitale qu’une formation de qualité et entretenue revêt. Il nous invite également à réfléchir aux moyens que nous souhaitons donner aux hommes et femmes qui assurent notre sécurité au quotidien.

Pour GendXXI se limiter à la réalisation annuelle d’un tir de 30 cartouches par homme et par arme n’est pas suffisant. Les contraintes économiques et d’organisation ne doivent pas compromettre la sécurité des militaires.