Renseignement : un syndicat de police perd ses nerfs

surveillanceLes officiers gendarmerie du renseignement territorial attaqués par le SCSI police.

Le tribunal administratif de Paris annule la nomination de six officiers de gendarmerie, à la tête de services de renseignement territorial dans des décisions du 3 novembre 2016.

Le tribunal avait été saisi par le syndicat SCSI-CFDT qui estimait que ces nominations datant d’août 2014 étaient « entachées d’un vice de procédure », car, elles n’avaient pas été précédées d’une publicité.

« Les autorités compétentes sont tenues de faire connaître au personnel, dès qu’elles ont lieu, les vacances de tous emplois ». 6 officiers de gendarmerie (de capitaine à lieutenant-colonel) avaient donc été mutés à ce moment.

Un officier de gendarmerie concerné nous confie : « la gendarmerie a répondu favorablement à une demande politique légitime et pleine de bon sens en fournissant des officiers sélectionnés directement par le DG en raison de nos profils spécifiques ».

Sans revenir sur la décision du tribunal administratif, qui met en avant une négligence regrettable et avérée de l’administration, GendXXI s’inquiète de l’agressivité constante du syndicat SCSI envers la gendarmerie et les gendarmes.

En théorie, il n’y a aucune raison pour que deux services, travaillant pour la sécurité des citoyens face à la menace terroriste se fassent la guerre.

Pourtant, le syndicat SCSI ne veut pas que quelques postes du Renseignement Territorial soient sous le commandement d’officiers de gendarmerie.

Plutôt que de travailler ensemble, de profiter d’un maillage territorial unique, ce syndicat demandent même d’écarter les officiers gendarmerie en demandant à ce que l’intérim soit assuré par des officiers de police.

La gendarmerie contribue substantiellement au renseignement territorial. La DGGN doit tenir compte de la spécificité des missions particulières du Renseignement Territorial (RT).

Nos camarades sous-officiers et officiers, travaillant dans le renseignement, méritent d’être soutenus dans leur fonction. Ils méritent le même traitement que les autres gendarmes, en terme d’avancement notamment.

GendXXI rappelle que les officiers de la Gendarmerie ont, tout autant, leur place au sein des unités de renseignement que les officiers de la Police Nationale et que les nominations se font, entre autre, au mérite.

Le même officier nous confie : « j’ai des collègues policiers formidables et un patron (policier) en or , nous avons tant à apprendre les uns des autres ! Nous faisons ensemble du bon boulot… Moi je n’ai qu’une boussole : l’intérêt général. Nous faisons un travail passionnant mais nous sommes entre le marteau et l’enclume ».

GendXXI privilégie le dialogue et l’intérêt collectif sans pour autant sacrifier l’opérationnel.

GendXXI encourage le SCSI à mettre fin à ses actions contre les gendarmes et la gendarmerie :

  • Attaque contre les officiers de gendarmerie en place dans les unités de renseignement;
  • Critique du jour de repos accordé aux gendarmes pour la sainte-Geneviève
  • Critique de la réception du Groupe de Liaison du CFMG par le Président de la République, en parallèle de la réception des syndicats de police en octobre dernier.

Ces actions ne peuvent qu’entretenir publiquement une discorde futile entre les deux forces de police.

Nous rappelons que voir des gendarmes sous les ordres de policiers ne pose pas de problèmes que ce soit en service mutualisé ou pour des missions ponctuelles, et que l’inverse ne devrait pas non plus être source de conflits.

GendXXI apporte tout son soutien aux officiers de gendarmerie, dont le travail contribue notamment à la lutte contre le radicalisme religieux et le terrorisme.

Nous assurerons également notre soutien, en cas de recours de la part de ces derniers et les accompagnerons dans leurs démarches s’ils le souhaitent.