Association professionnelle nationale des militaires de la gendarmerie du XXIème siècle

Ras-le-bol dans la Police, un mal partagé

POLICIERS ET GENDARMESDepuis plusieurs jours les Policiers expriment le mal-être que l’ensemble des forces de l’ordre connaît. Agressions, sentiment d’impunité des délinquants, manque de moyens et bien d’autres causes sont à l’origine de ce mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur.

La Gendarmerie, elle aussi, connaît ces difficultés et GendXXI ne cesse de dénoncer une situation insupportable pour l’ensemble des militaires de l’arme. Bien entendu, l’APNM GendXXI apporte son soutien à nos collègues fonctionnaires et souhaite que le gouvernement prenne enfin la mesure ce qui est entrain de se passer.

La DGGN ne s’y trompe pas et lance en ce moment même une large consultation des Commandants de groupements. La peur d’une grogne, sous-jacente depuis plusieurs années se fait de plus en plus présente. Comment éviter que l’incendie provoqué par la Police ne s’étende à la Gendarmerie ?

L’heure n’est plus au constat mais à l’action, ferme et résolue, afin de rétablir l’autorité des forces de l’ordre, rénover notre justice, nos doctrines d’emploi et nos méthodes d’investigation. Pour cela, GendXXI propose d’étudier de concert avec la hiérarchie, le législateur et les magistrats les pistes développées ci-après.

Respect des forces de l’ordre : Pour GendXXI, l’autorité de l’Etat nécessite d’avoir des forces de l’ordre et une justice fortes, respectées et cohérentes. En de nombreux points du pays l’exaspération de revoir sans cesse les mêmes malfrats gagne les casernes. L’énergie développée par les unités pour identifier, interpeller et présenter au magistrat l’auteur d’une infraction n’a de sens que si la sanction pénale est efficace. Par ailleurs, il est intolérable de laisser des « artistes » et autres « bien pensants » dénigrer nos forces, voire appeler à « tuer du flic ».

Actions des magistrats et efficacité de la peine : GendXXI propose que soit enfin donné aux magistrats les moyens en personnel et le budget nécessaire à une application stricte des lois. Ils doivent êtres conscients de la réalité du terrain. En effet eux seuls, au travers des décisions qu’ils rendent donnent le signal d’une justice souveraine. La sanction pénale doit être certes adaptée mais également dissuasive tant au regard de la commission que de la récidive. L’administration pénitentiaire a elle aussi un rôle à jouer. Les magistrats, souvent désignés comme responsables de la situation actuelle doivent être associés aux discussions. L’atmosphère des palais n’est pas la même que celle de la rue.

Délai de traitement et simplification de la procédure pénale : GendXXI propose que le législateur se penche réellement sur une simplification de la procédure pénale. En effet, la multiplication des actes et contraintes techniques/juridiques des dossiers allongent considérablement les délais de traitement. La sanction qui intervient après deux ans a t-elle encore un effet pédagogique ? Le travail d’enquêteur est devenu celui d’un technicien expert en procédure pénale. Hors, le Gendarme n’est qu’un Homme, faillible et loin d’être omniscient. Augmenter les effectifs est le seul moyen de faire baisser la considérable charge de travail qui pèse sur chaque homme et femme de notre institution.

Droit à la vie : GendXXI affirme que les Militaires de toutes les Armées, les Pompiers et les fonctionnaires ont le droit à la vie. Les interventions doivent se dérouler dans des circonstances garantissant leur intégrité physique. Cela passe par le refus des zones de non droit, un matériel adapté et une doctrine d’emploi revue pour répondre à la violence des attaques. Le Militaire faisant usage de son arme pour protéger sa vie ou celle d’autrui s’expose aujourd’hui à des sanctions pénales, financières et disciplinaires. Triple peine, juste pour rester en vie. GendXXI demande des garanties afin que chaque militaire placé malgré lui dans cette situation bénéficie de la présomption d’innocence. GendXXI demande l’interdiction de toute sanction disciplinaire antérieure à un jugement définitif.

Soutien hiérarchique : Un Commandement juste et équilibré se doit d’épauler la base et non pas seulement de poursuivre des intérêts carriéristes.

Équipement adapté et performant : GendXXI pointait du doigt la semaine dernière encore les carences en matière d’équipement de nos réservistes. De nombreux points noirs comme les gilets pare-balle, les véhicules, l’infrastructure informatique et le casernement sont identifiés depuis longtemps. Même si des efforts financiers ont été consentis le chemin est encore long avant d’obtenir des conditions de travail correctes.

Vie professionnelle et vie privée : Le Gendarme vit son métier et par extension sa famille aussi. Pour préserver un équilibre indispensable entre ces deux univers, le militaire doit pouvoir compter sur des périodes de récupération et sur des conditions matérielles de vie familiale dignes. Les logements, la rémunération et le temps d’activité sont des combats que GendXXI mène sans relâche. Dénoncer, proposer et mettre en place des solutions, tel est l’objectif de notre APNM. C’est en ce sens que GendXXI dénonce les conditions de vie parfois indignes de nombreux camarades et se bat pour l’application stricte de l’instruction provisoire 36132. GendXXI prépare également l’arrivée prochaine d’une limitation hebdomadaire du temps de travail et la prise en compte des astreintes.

Espérons que le mouvement engagé par les Policiers, pour des raisons que nombre de Gendarmes connaissent également, aboutira à une prise de conscience collective.

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"Les gendarmes du GIGN veulent la même prime que les policiers du Raid"

"Acteurs publics" publie un article concernant l'indemnité de missions spécifique.
"Acteurs publics" est un média professionnel global (presse écrite, internet, TV) spécialiste des politiques publiques.

Extraits :

L’association professionnelle de défense des gendarmes, GendXXI, a écrit au ministre de l’Intérieur le 11 février pour dénoncer une inéquité de traitement entre policiers du Raid et gendarmes du GIGN, ces derniers ne touchant pas l’indemnité de missions exclusives.

Une prime pour le Raid, mais pas pour le GIGN. Il n’en fallait pas plus à la toute jeune Association professionnelle nationale des militaires de la gendarmerie du XXIe siècle, GendXXI, pour se fendre d’un courrier au ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, le 11 février, dénonçant une inégalité de traitement entre les deux unités d’élite des forces de l’ordre. Le tout en prévenant la presse.

Alors que les unités d’intervention de la police nationale – dont le Raid – touchent ou toucheront très rapidement une “indemnité de missions exclusives”, “légitime au vu de leurs missions et de leur engagement quotidien”, les personnels du GIGN qui “effectuent leurs missions en prenant sensiblement les mêmes risques que les personnels du Raid”, ne touchent pourtant aucune indemnité “pour compenser leurs sacrifices au service des Français dans l’exercice de leurs missions d’intervention”, expose dans ce courrier Frédéric Le Louette, président de GendXXI.

D’un montant de 500 à 650 euros mensuels (en fonction du niveau d’habilitation), l’indemnité de missions exclusives du Raid – et élargie à la brigade de recherche et d’intervention (BRI) – vient récompenser les actions d’intervention contre des actes terroristes, comme au Bataclan, à Paris, en novembre 2015. “Les gendarmes de base ne font pas ce type d’interventions, qui relèvent du haut niveau du spectre, précise Frédéric Le Louette, joint par Acteurs publics. Mais le GIGN, lui, intervient dans ce genre d’opérations. Alors pourquoi serait-il évincé de cette prime ?”

Seul le GIGN “historique”, celui de Paris, garde un salaire plus important, en vertu d’une “prime parachutiste” de 650 euros par mois. “Mais les antennes locales du GIGN ont été créées plus tard et n’en bénéficient pas”, regrette Frédéric Le Louette. Le GIGN comporte 13 antennes territoriales dont 6 outre-mer, soit 390 militaires. “La direction générale de la gendarmerie nationale [DDGN] n’a pas voulu entendre ces préoccupations, alors que tout est remonté dans nos instances de dialogue social”, rapporte le président de GendXXI.

La presse prise à témoin, une première

Un cas “exceptionnel” qui l’a convaincu de rendre publique cette affaire. “En deux ans, c’est la première fois que nous prenons la presse à témoin”, confie Frédéric Le Louette. Le président n’avait jusqu’ici envoyé qu’un seul communiqué de presse, pour annoncer la création de son association en janvier 2015...

“Depuis notre courrier au ministre, ils sont plusieurs dizaines à nous avoir rejoints”, indique Frédéric Le Louette, sans donner plus de précision chiffrée. Sollicitée par Acteurs publics, la DGGN n’a, pour l’heure, pas donné suite.

Article complet pour nos membres :

www.gendxxi.net/t6888-les-gendarmes-du-gign-veulent-la-meme-prime-que-les-policiers-du-raid#18543
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Adhérentes, adhérents et bénévoles,

GendXXI est votre APNM, elle prend la défense de vos intérêts et de vos positions ! Bien entendu, comme dans toute association, vous avez votre mot à dire, vos opinions à exprimer. Et nous (direction, membres du CA et délégués) voulons vous associer au maximum aux démarches entreprises.

Alors aujourd'hui, pour la première fois, GendXXI tente une expérience de travail collaboratif visant à rédiger conjointement un article sur le sujet [***réservé adhérents***].

GendXXI, va communiquer très prochainement sur ce thème. Mais contrairement aux fois précédentes, cet article sera entièrement réalisé par ... vous !

Tout se passe ici : www.gendxxi.net rubrique libres propos.

A vos plumes !
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Hommage aux militaires de la gendarmerie décédés en 2016 dans l'accomplissement de leur devoir.

Comme chaque année au mois de février, partout dans le pays, les gendarmes rendent hommage aux hommes et aux femmes de la gendarmerie qui ont perdu la vie dans l'accomplissement de leurs missions.

L'année dernière 14 camarades ont perdu la vie en allant au bout de leur engagement.
Ils se sont sacrifiés pour leur pays.

GendXXI s'associe aux cérémonies et aux recueillements.

Soyons fier d'être gendarmes, de servir la France.
N'oublions pas nos camarades et les risques de notre métier.
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