Les gendarmes et l’isolement des territoires

Une affectation dans une commune peu urbanisée peut être séduisante pour les militaires de la gendarmerie.
Pourtant, beaucoup de nos camarades affectés dans des territoires isolés sont en grande souffrance.

Dans une étude, l’INSEE* classe ainsi les territoires en 8 types, le type 7 intitulé « territoires de vie isolés, peu urbanisés, hors influence des grands pôles » répond en tous points au critère de « territoire isolé ».

De nombreux gendarmes et leur familles vivent dans ses territoires isolés, peu urbanisées, hors de l’influence des grands pôles.

Pour trouver du travail les conjoints ou les conjointes des militaires sont souvent obligé(e)s de faire de nombreux kilomètres. Aussi, les rémunérations au sein de ces zones sont souvent plus faibles que dans les autres villes plus attractives.

Certains territoires, parfois montagneux, proposent une faible accessibilité aux services et une faible densité médicale.

On trouve ces territoires principalement dans la « diagonale aride » (des Ardennes aux Pyrénées, en passant par la Bourgogne et le Massif central), mais également dans les Alpes du Sud et en Corse.

71% des militaires de la gendarmerie en Corse sont affectés en unité très isolée, à la fois géographiquement (insularité), économiquement (travail du conjoint), scolairement, médicalement et socialement (accès difficiles aux services publics et culturels).

L’isolement est d’autant plus dommageable pour les gendarmes qu’il se conjugue parfois aux aléas climatiques (tempête Irma sur Saint-Martin ou la très récente tempête Adrian en Corse) et à des conditions de sécurité déjà particulièrement difficiles, en outre-mer notamment.

Un gendarme subit 5 fois plus de violences en Outre-Mer qu’en métropole, avec une augmentation de 87 % depuis 2013.


Pour aller plus loin : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281328?fbclid=IwAR1hD1_3JkLhzcb25Xi3L_rmpBHfeFLmFHswO-8YGAwLR-cmWKagMxfl0Mo